Site FEDERATION ADDICTION (ex-ANITEA/F3A)

Consultations Jeunes Consommateurs : le guide est en ligne!

Pendant un an, la Fédération Addiction, mandatée par la Direction générale de la santé et la MILDT, a mené une réflexion sur les pratiques dans les Consultations Jeunes Consommateurs « avec et pour » les professionnels des CJC. Les objectifs étaient d’identifier la spécificité d’un accueil et d’une prise en charge adaptés au public jeune et à son entourage et de dégager des principes d’intervention faisant sens pour l’ensemble du dispositif. Des fiches thématiques abordent le fonctionnement des CJC, l’accueil, l’accompagnement du jeune consommateur et de son entourage et l’intervention précoce. Elles sont des supports pédagogiques destinés à faciliter l’appropriation des questionnements et des enjeux relatifs à l’accompagnement des jeunes consommateurs.

Contact : e.tarleve@federationaddiction.fr



Baclofène : point d’information de l’Afsapss

L’Afsapss (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a publié le 24 avril un point d’information sur l’utilisation du Baclofène dans le traitement de l’alcoolo-dépendance.

Si l’efficacité du baclofène dans la prise en charge de l’alcoolo-dépendance n’est pas encore démontrée à ce jour, de nouvelles données observationnelles montrent des bénéfices cliniques chez certains patients.

L’Afssaps rappelle que la prise en charge de l’alcoolo-dépendance implique une approche globale par des médecins expérimentés dans le suivi de ce type de patients dépendants. Le recours au Baclofène doit être considéré au cas par cas et avec une adaptation posologique individuelle afin de garantir dans le temps la dose utile pour chaque patient. Au mois d’avril 2012, l’Afssaps a autorisé le lancement d’un essai clinique contrôlé, chez des patients présentant une consommation d’alcool à haut risque qui seront suivis pendant au minimum un an.

Voir l’information sur le site de l’Afsapss



Les risques de l’hyper-pénalisation ?

Paris, le 28 février 2012

La circulaire du 16 février 2012 destinée à « l’amélioration du traitement judiciaire de l’usage de produit stupéfiant » organise une hyper-pénalisation des usages de drogue illicite. Derrière la fausse évidence de «punir ce qui est dangereux», ces mesures, apparemment urgentes à prendre puisqu’elles l’ont été sans concertation des principaux acteurs de la prévention et du soin, risquent de déséquilibrer les réponses nécessaires aux usages de substances psychoactives.

D’abord parce qu’elles focalisent sur les drogues illicites, dont l’usage est de plus en plus sévèrement sanctionné, sans nuance de degré ou de contexte. Les réponses telles que le rappel à la loi et le classement sans suite étant quasiment supprimées, la peine minimum pour un simple usage de cannabis est le «stage de sensibilisation aux dangers de l’usage », assorti d’une amende de 450 euros.Par contraste, d’autres comportements d’usages abusifs, notamment les alcoolisations, aigües ou non, seront «cadeaux». D’autres mesures d’alternatives aux poursuites, mises en place par des Tribunaux de Grande Instance en partenariat avec des Consultations Jeunes Consommateurs, sont abandonnées sans évaluation.

Ensuite parce qu’elles focalisent sur la peur et la sanction : on est passé de «tout usage doit trouver une réponse» à «tout usage doit trouver une sanction judiciaire». Et ce glissement montre autant un renoncement au vrai travail de prévention et d’éducation qu’un abandon des ambitions de justice sociale, l’amende de 450 euros étant, pour certains, tout sauf une formalité. Dire le danger de nos comportements, avec ou sans substance, est une évidence ; en poser des limites, au nom de la vie sociale et de la santé, est nécessaire. Mais ne répondre que par la peur du danger et de la sanction est une erreur qui oublie tout un pan des motivations de l’être humain.

Enfin, parce qu’elles instrumentalisent les soignants : prenant acte de l’échec de la mesure du médecin – relais prévue par la loi de 2007 dite « de prévention de la délinquance », cette circulaire lui ajoute une intervention supplémentaire, par une sorte de réquisition de soignants «commis de justice». Si nous savons l’intérêt d’articuler les actions du champ de la santé avec l’action judiciaire, les confondre revient à appauvrir nos réponses, non à les améliorer.

Cette circulaire et les mesures qu’elle propose auraient mérité d’être présentées aux professionnels de la prévention et des soins. Le mépris qu’elle leur témoigne, de la part d’un Ministère de la Justice qui ensuite les sollicite, est choquant et inadapté.

Contact : 01 43 43 72 38 – infos@federationaddiction.fr

La revue Actualités Sociales Hebdomadaires reprend le communiqué dans son numéro du 2 mars 2012

Voir aussi la réaction de quatre spécialistes des addictions
Voir le communiqué de presse du réseau français de la Réduction des Risques co-signé avec le Syndicat de la Magistrature : Sanction des usagers de drogues illicites : la circulaire du 16 février 2012 va droit dans le mur !



Abus d’écrans – Cinq petits films réalisés par la Fédération Addiction

Télévision, ordinateur, écran plat, console de jeu, mobile : on compte en moyenne 10 écrans par foyer en France.

Dans ce « bain tout écran », les adolescents naviguent avec aisance entre des connexions multiples. Ils communiquent par SMS, Tchat, sur les réseaux sociaux, jouent sur des consoles de jeux, en ligne ou en réseau, regardent des films, des séries et des vidéos en streaming sur Internet. Soucieux de mieux comprendre les conduites à risques chez les adolescents, la Mairie de Paris, l’Ecole des Parents et des Educateurs, Coordination Toxicomanies et la Fédération Addiction organisent des conférences/débats sur le thème « Jeux vidéo, écrans… Intérêts et risques pour les adolescents? ». La prochaine aura lieu le jeudi 22 mars à la Bibliothèque Louise Michel (20e arrondissement de Paris).

Dans le cadre de son partenariat avec la Mairie de Paris et de l’Ecole des Parents, la Fédération Addiction a coordonné la réalisation des cinq petits films informatifs ci-dessous. N’hésitez pas à les utiliser.



 

Communiqué de presse de la Fédération Addiction "Alcoolisation massive … restrictions, faute de mieux !"

Le 29 décembre 2011 :
Alors que se prépare la fin d’année 2011, des recommandations venant du Ministère de l’intérieur montrent les difficultés et les limites de l’absence d’une politique des addictions cohérente : la restriction de la vente et de la consommation d’alcool (associée à celle de l’essence et des différents pétards et feux d’artifice) donne à penser que la priorité n’est, à court terme, que celle d’éviter les débordements publics, comme dans une autre campagne qui invite à garder chez soi celui qui a trop bu !
Si les différents professionnels de santé, urgentistes ou addictologues, ne peuvent que partager cette ambition de sécurité publique, et espérer que des accidents seront évités, ils ne peuvent aussi que souligner les limites d’une politique qui cherche plus à dégonfler une statistique qu’à trouver des réponses aux développements de conduites dangereuses pour soi-même et pour autrui !
Les alcoolisations aigues, plus visibles lors de la soirée du 31 décembre, ne disparaîtront pas avec la nouvelle année ou parce qu’elles seront enfermées dans l’espace privé !
Elles succèdent à celles qui accompagnent les rentrées universitaires, précèdent celles des grands rassemblements festifs, celles fêtant l’été, celles célébrant un examen…
Elles sont un comportement qui se renforce, ainsi qu’en témoigne la dernière enquête ESCAPAD (OFDT N° 43 - 23 décembre 2011) : les ivresses répétées (soit au moins trois ivresses dans l’année) et régulières (au moins 10 dans l’année) progressant entre 2008 et 2011, pour concerner respectivement
25,6% et 8,6% contre 27,8% et 10,5% des jeunes de 17 ans.
A eux seuls, ces chiffres montrent la nécessité d’une politique des addictions qui ne soit pas celle d’une seule soirée d’hiver ou d’été, et qui prenne enfin la mesure de l’ensemble des questions que nous posent ces conduites.
Le CP en PDF http://www.anitea.fr/download/cp_alcoolisation_massive_29dec11.pdf

 

Héroïne très fortement dosée : information de la Direction Générale de la Santé

[ajouté le 02-01-2012] - "En juin 2011, une mise en garde avait été diffusée par les autorités sanitaires à propos des dangers particuliers liés à la circulation de poudres d'héroïne fortement dosées et aux risques d'overdose qui en découlent.
Une saisie récente de poudre d'héroïne très fortement dosée montre que cette situation persiste. Elle amène les autorités sanitaires à renouveler leur demande de vigilance auprès des structures spécialisées en contact avec des usagers de drogues. De plus, un risque supplémentaire est lié à la présence de produits de coupe, toxiques, dans des poudres de cocaïne et d'héroïne".
La note d'information "Dangers accrus liés à la grande variabilité de la composition de l'héroïne et de la cocaïne circulantes ainsi qu'à la présence associée de produits de coupe toxiques" est téléchargeable ci-dessous.
Télécharger la lettre de la DGS accompagnée de la note d'information : http://www.anitea.fr/download/lettre_heroine-cocaine_dgs_26dec2011.pdf

 

Guide "Insertion sociale et par l'emploi des usagers de drogues" réalisé par Drogues et Société

[ajouté le 15-12-2011] - Voici le guide réalisé par Drogues et Société en collaboration avec le dispositif d’appui du Centre d’Information Régional sur les Drogues et les Dépendances de la région Rhône-Alpes et le cabinet CCMO Conseil, sous l’égide et avec la participation de la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie et de la Direction Générale et de la Cohésion Sociale, avec le soutien du Fonds Social Européen, dans le cadre du programme « Compétitivité régionale et emploi ». Ce travail a été réalisé à partir de multiples contributions de professionnels et décideurs des champs du soin et de l’insertion, dont celles de nombreux adhérents de la Fédération Addiction, engagés dans des actions d’insertion par l’emploi de publics usagers de drogues.
Le guide en PDF : http://www.anitea.fr/download/guide_insertion.pdf

 

"L'intervention sociale à l'épreuve des trafics de drogues" - ouvrage collectif

[ajouté le 13-12-2011] - Lorsqu’ils sont installés dans les cités, les trafics de drogues affectent la vie quotidienne des habitants, autant que les capacités d’intervention des acteurs locaux. Pourtant, les questions économiques, sociales et culturelles induites par la présence des réseaux dans les cités restent peu appréhendées.
De quels types d’organisations procèdent les trafics ? Dans quels espaces territoriaux mais aussi sociaux et culturels viennent-ils s’inscrire ? Comment s’élaborent et peuvent se maintenir les liens avec les personnes impliquées dans le trafic ? De quelles ressources disposent les professionnels pour appréhender les « questions de réseaux », sans hypocrisie ni angélisme ?
Ce sont ces questions qu’un groupe de professionnels de l’action sociale et de l’animation à Marseille a travaillées durant cinq ans. Accompagné par des sociologues, il a partagé ses connaissances, ses savoir-faire, et ses compétences, mais aussi ses expériences dans les cités, auprès d’adolescents, de jeunes adultes et de familles.
En mai 2010, le groupe a proposé un bilan au cours de rencontres professionnelles sur l’intervention sociale à l’épreuve des trafics de drogues.
Ces ATELIERS PROFESSIONNELS ont eu pour objet de restituer ce travail, mais aussi d’échanger, de confronter des savoirs et des expériences sur l’intervention sociale à l’épreuve des trafics de drogues.
Il en ressort que conforter notre capacité à comprendre et agir est une exigence que nous devons partager pour éviter l’abandon des quartiers marqués par la présence des réseaux et des jeunes soumis à l’attractivité de ceux-ci.
Ces ateliers ont réuni des intervenants sociaux (professionnels, militants associatifs), étudiants et chercheurs désireux de s’engager dans cette démarche.
L'ouvrage en PDF : http://www.anitea.fr/download/publication_interventionsociale_traficsdrogues.pdf



Usagers prenant un TSO et voyageant dans l'espace de Schengen

[ajouté le 08-12-2011] - La circulaire N° DGS/PP2/2011/88 du 12 octobre 2011 relative à l’application de l’article 75 de la convention d’application de l’Accord de Schengen est téléchargeable : http://www.circulaires.gouv.fr/pdf/2011/10/cir_33963.pdf
Afin de faciliter la circulation des personnes qui bénéficient d'un traitement médical à base de certains médicaments stupéfiants ou contenant des substances psychotropes, l'article 75 de la convention d'application de l'Accord de Schengen prévoit qu'elles devront se munir, lors de leurs déplacements dans les Etats signataires de cette convention d'une autorisation de transport de ces médicaments. Ainsi, elles pourront franchir d'éventuels contrôles destinés à lutter contre le trafic de stupéfiants.
Pour mémoire, les Etats signataires de la convention d'application de l'Accord de Schengen sont les suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Islande Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, République tchèque.
La présente circulaire a pour objet de préciser les modalités d'application de cet article 75 et notamment le rôle des agences régionales de santé dans la procédure de délivrance de l'autorisation de transport.

 

CP de la Fédération Addiction "Relancer des réponses diversifiées aux questions d’addiction"

[ajouté le 06-12-2011] - Voici ci-dessous le communiqué de presse de la Fédération Addiction suite à la sortie du rapport de la sénatrice Laurence Cohen concernant le financement de la MILDT dans le cadre du projet de loi de finances 2012. Le Sénat et non pas uniquement la commission affaires sociales a voté contre le budget de fonctionnement de la MILDT en 2012.
Télécharger le CP
Télécharger le rapport de L. Cohen

La fin de la guerre aux drogues ?

[ajouté le 28-11-2011] - La Commission Mondiale pour la politique des drogues a sorti un rapport en juin 2011 "La guerre aux drogues".
Résumé : La guerre mondiale contre la drogue a échoué. Avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés
du monde entier. Cinquante ans après la création de la Convention unique sur les stupéfiants des Nations unies, quarante ans après le lancement de la guerre contre la drogue par le gouvernement américain du président Nixon, il est urgent de réformer les politiques antidrogues à l’échelle nationale
et internationale.
Les dépenses considérables engagées pour la criminalisation et la mise en place de mesures répressives visant les producteurs,
les trafiquants et les consommateurs de drogues illicites ne sont visiblement pas parvenues à freiner efficacement
ni l’approvisionnement ni la consommation. Les victoires apparentes sur l’élimination d’une source ou d’une organisation
de trafiquants sont presque instantanément rendues caduques par l’apparition d’autres sources et d’autres trafiquants. Les
efforts de répression ciblant les consommateurs vont à l’encontre des mesures de santé publique visant à prévenir la transmission du VIH/sida, les décès par surdose et les
autres dommages liés à l’usage de drogues. Les dépenses publiques engagées dans de vaines stratégies de réduction de
l’approvisionnement et celles relatives aux coûts d’incarcération sont supérieures aux investissements qui visent à diminuer la demande et à réduire les risques.
Télécharger le rapport : http://www.anitea.fr/download/global_commission_report_french.pdf

 

Conférence "Les pharmaciens, acteurs de la réduction des risques"

[ajouté le 27-10-2011] - Nous avons le plaisir de vous adresser le programme de la conférence "Les pharmaciens, acteurs de la réduction des risques" qui se tiendra le 6 décembre 2011 à Perpignan.
Cette journée sur la création et le développement des programmes d’échanges en seringues en pharmacie, soutenue par la DGS et la MILDT, est organisée par le RESPADD. La Fédération Addiction et l’AFR en sont partenaires avec le soutien de l'association Ascode. Elle concerne autant les professionnels du secteur médico-social en addictologie que les pharmaciens et leurs équipes.
Lors de cette journée, un guide méthodologique sur la création, le développement et la consolidation de ces programmes d'échange de seringues sera distribué à l’ensemble des participants.
Le module d'inscription en ligne est ouvert sur http://www.respadd.org
Venez y participer nombreux et faites circuler l’info auprès de vos pharmaciens partenaires. L’inscription est gratuite. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez plus d’informations infos@federationaddiction.fr
Télécharger le programme

 

Soins obligés – Les articulations Santé-Justice

[ajouté le 12-10-2011] - Nous vous informons de la réédition du guide santé-justice sur les soins obligés dans la collection Pratique(s …
Vous pouvez le télécharger ci-dessous au format PDF ou le recevoir par courrier (5€ / exemplaire de frais d'expédition) sur demande au siège de la Fédération Addiction.
Télécharger en PDF : http://www.anitea.fr/download/guide_sante_internet.pdf

L’unité de formation de la Fédération Addiction va proposer dans son catalogue de 2012 une formation de 2 jours sur les soins obligés, à destination des professionnels soignants intervenants auprès de personnes sous main de justice. Elle aura lieu le 12 et 13 décembre 2012.

 

Les formations proposées par la Fédération Addiction en 2012

[ajouté le 23-09-2011] - Les thématiques de formation proposées l'année prochaine sont disponibles ! En 2012, l’Unité de Formation de la Fédération garde ses objectifs, d’être au plus proche de l’actualité et de vos attentes. Des thématiques en lien avec l’actualité qui permettent à chacun de se former, s’informer et/ou de mettre à jour ses connaissances en matière de prévention, de soin et de réduction des risques.
Nous sommes également de plus en plus sollicités pour intervenir directement au sein des structures. Afin de faire face à cette demande, nous réfléchissons aussi à des partenariats qui pourraient nous permettre d’orienter les demandes vers des collaborateurs de choix. Depuis quelque temps maintenant nous travaillons en ce sens avec l’IREMA (Institut de Recherche et d’Enseignement des Maladies Addictives).
D’autres pistes de collaboration se dégagent notamment sur des thématiques de prise en charge systémique en lien avec l’entourage proche.
N'hésitez pas à consulter la rubrique "Formations" :
http://www.anitea.fr/formations/formations.php
Le programme détaillé des formations 2012 sera bientôt disponible.

Des rencontres régionales sur le thème des TSO

[ajouté le 22-09-2011] - Suite à la sortie du GUIDE TSO et afin de poursuivre la dynamique de réflexion nationale sur cette thématique, la Fédération Addiction, via ses Unions Régionales, organise une dizaine de journées d’échanges et de débats en région sur 2011/2012. Ces temps ont pour objectifs de :
- offrir un espace de rencontre et d’inter connaissance entre professionnels de différents dispositifs
- favoriser les échanges sur les pratiques professionnelles de chacun à l’aide d’ateliers thématiques animés par des professionnels
- présenter les « principes » issus du Guide TSO et les mettre en discussion.

A ce jour, 3 journées ont d’ores et déjà eu lieu :
- En Nord Pas de Calais, le 3 février 2011. Cette rencontre a rassemblé environ 80 professionnels issus des centres associatifs, hospitaliers ainsi que des représentants de l’ARS, des ELSA et du réseau G&T. Les 8 thématiques suivantes ont été mises en débats lors des ateliers : L’accueil des usagers et de leur demande - Les entretiens d’évaluation - L’initialisation des TSO - Les analyses urinaires - L’accompagnement psycho socioéducatif - La continuité des TSO - Les relais en ville - L’arrêt du TSO.
- En Lorraine, le 24 mars 2011. Cette rencontre a rassemblé plus d’une centaine de participants autour des quatre ateliers suivants :
Atelier 1 – Dans quelles mesures le protocole d’initialisation de TSO est-il adapté et adaptable aux différents patients ?
Atelier 2 – Les TSO en maison d’arrêt : comment préserver la continuité des traitements ?
Atelier 3 – Les places du médical et du social dans les TSO
Atelier 4 – L’accompagnement socio-éducatif des personnes sous substitution
- Et tout récemment en Bourgogne, le 15 septembre 2011. Cette dernière rencontre a rassemblé environ 80 participants dont une trentaine de professionnels du CH La Chartreuse, co organisateur. Quatre ateliers thématiques ont été proposés : TSO et RDR – TSO et grossesse – TSO et co-prescriptions – TSO et sevrage : passage d’un TSO à un autre.

Les retours positifs que nous avons de ces rencontres, nous encouragent à poursuivre dans ce sens, à savoir l’opportunité de : se rencontrer, présenter ses pratiques, discuter les principes communs, améliorer la communication et l’articulation entre les différents acteurs du médicosocial, du sanitaire ou de la ville, valoriser des innovations, aborder des points techniques, réfléchir à des stratégies communes, etc…

Les prochaines journées consacrées aux pratiques professionnelles de TSO auront lieu le 13 octobre en Franche Comté et le 15 décembre en Pays de Loire. D’autres rencontres sont prévues en 2012. Contact : d.meunier@federationaddiction.fr

 

2èmes journées nationales de la Fédération Addiction les 7 et 8 juin 2012 à Toulouse sur le thème "Addiction et Précarités"

[ajouté le 26-07-2011] - Il ne se passe pas un jour sans que nous n’entendions évoquer cette notion devenue d’autant plus floue que nous la croyons familière : la précarité. Précarité renvoie le plus souvent, à pauvreté, à fragilité, à instabilité.
Précarité peut se conjuguer au pluriel. Bien sûr il y a, et c’est à elle que nous pensons en premier, la précarité économique, la pauvreté. L’époque est fort pourvoyeuse de cette forme de précarité. Mais il y a d’autres précarités, plus abstraites, moins aiguës, moins immédiatement tragiques, en tout cas moins « médiatiques » :
Précarité de l’être, qui faute d’être à la hauteur de ce qu’on attend de lui (toujours plus vite, toujours plus haut, toujours plus fort) en perd toute dignité.
Précarité de l’être au monde qui, parfois, de plus en plus souvent, verse dans la pathologie.
Précarité des corps qui ne se contentent plus d’être ce qu’ils sont et qui se soumettent à la dictature de l’image, du paraître et de la représentation.
Précarité de la pensée qui s’appauvrit, se prolétarise, comme le dit Bernard Stiegler, en même tant que s’appauvrit la langue.
Précarité du rapport à l’autre qui est, à priori, vécu comme une menace et dont on a peur, avant même de le connaître.
Face aux précarités, l’addiction. Dangereux face à face. La précarité n’est que fragilité, incertain. L’addiction est emprise, répétition, habitude, certitude.
C’est à partir de nos expériences, de nos actions avec les jeunes en errance, de la création de solutions nouvelles (complémentaires et non substitutives de l’existant) pour le droit au logement, d’un accès encore amélioré aux divers traitements, que nous visiterons, durant ce colloque, les liens entre les précarités et la solution addictive, mais aussi, ce que nous apprend l’accompagnement des personnes, pour qu’au delà du constat et de la plainte, nous puissions redonner droit de citée à la dignité et à l’intelligence.
3 plénières et 18 ateliers thématiques seront proposés. Le programme détaillé vous sera communiqué très prochainement.
Réservez vos dates !



Une plateforme commune inter réseaux sur la question de jeunes

[ajouté le 21-07-2011] - Depuis plusieurs mois, les Associations Nationales Représentatives des Points Accueil Écoute Jeunes (ANPAEJ), des Espaces Santé Jeunes (Fédération des ESJ), des Maisons des Adolescents (ANMDA), et des Boutiques Solidarité (Fondation Abbé Pierre) se réunissent pour réfléchir ensemble aux évolutions actuelles concernant les politiques publiques à l’égard des différents dispositifs en charge d’accueillir, de prévenir et de prendre en charge le « mal être » de la jeunesse, quel que soit son expression : souffrance sociale, éducative, psychique ou somatique.
Les associations nationales représentatives revendiquent une expérience et une expertise de l'accueil, de l'accompagnement des jeunes et du soutien à la parentalité. Elles soutiennent ainsi le bien-fondé des propositions faites aux jeunes par ces dispositifs, leur articulation et leurs complémentarités dans « un continuum d’accueil et d’accompagnement des jeunes de la Prévention aux Soins ».
La contribution des associations : http://www.anitea.fr/download/seminaire_jeunes_bienetresocial.pdf
La lettre aux partenaires : http://www.anitea.fr/download/lettre_partenaires_plateforme_jeunes.pdf

 

La communauté thérapeutique de Montjoie

[ajouté le 13-07-2011] - La communauté Thérapeutique Montjoie existe depuis mars 2010. D'une capacité actuelle de 10 places, elle verra son accueil se développer vers 30 places en 2012. Elle accueille des usagers de produits psychoactifs (alcool, drogues illicites, médicaments), hommes et femmes de plus de 18 ans,substitués ou non mais ayant préalablement à l'entrée effectué un sevrage, et désireux de rompre avec l'utilisation de ces produits. Le parcours thérapeutique s'appuie sur une réflexion autour des produits et de la consommation, ainsi que des comportements associés. Le groupe est le support majeur des renvois qui sont faits à ses membres. La vie est organisée autour du groupe. La durée des séjours varie de 12 à 24 mois. Un objectif de réinsertion sociale et professionnelle est visé à terme.
Des places sont actuellement disponibles. Vous pouvez aller sur le site http://www.montjoie.asso.fr/ ou adresser un mail à: ct53@montjoie.asso.fr